Télémédecine en bref
Posté le 14/06/2007
L’histoire de la télémédecine remonterait à l’apparition du téléphone. C’est ainsi que, quand on prend son téléphone pour appeler un médecin à l’aide, on fait sans le savoir de la télémédecine. Quand on se sert également de la radio et/ou de la télévision pour prodiguer des conseils de santé à certaines catégories de la population ou à la population en général, c’est de la télémédecine.
Le but de la télémédecine serait de fournir des traitements médicaux à distance à des patients habitant des régions isolées telles les zones rurales éloignées, patients incapables de se déplacer. Le terme de télémédecine est donc utilisé au sens large. Aussi l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a adopté la définition suivante :
« La télémédecine désigne, en général, la fourniture de services de soins de santé, lorsque l’éloignement est un facteur déterminant, par des professionnels des soins de santé faisant appel aux technologies de l’information et des communications, d’une part, pour assurer l’échange d’informations valides à des fins de diagnostic, de traitement et de prévention des maladies et des blessures et, d’autre part, pour les besoins tant des activités de la formation permanente des prestataires de soins de santé que des travaux de recherche et d’évaluation, toujours dans l’optique de l’amélioration de la santé des individus et des communautés dont ils font partie ».
Ainsi, la notion de télémédecine va plus loin que le fait d’utiliser ces technologies de l’information et de la communication. Elle est capable de diagnostiquer à distance une maladie chez un patient quelconque, d’obtenir des renseignements visuels, de surveiller à distance par exemple les signes vitaux tels la tension artérielle, la respiration, le fonctionnement du cœur, la température, de faire des radiographies, des électrocardiogrammes, de discuter des études de cas. Il y a la télédermatologie pour le traitement des maladies de la peau, la télépathologie qui permet d’étudier des maladies ayant rapport à des modifications cellulaires et tissulaires. De plus, on peut consulter les médecins sur des questions d’oto-rhino-laryngologie et de psychiatrie. La télémédecine a permis aussi la formation médicale permanente des professionnels de santé et du public grâce au télé-enseignement.
Pour réaliser les consultations et l’enseignement à distance, les spécialistes utilisent des techniques de télécommunication qui sont : le service téléphonique qui est la base, des modems, des radio-communications cellulaires, des radiomessageurs, des liaisons radio, le RNIS (Réseau Numérique à intégration de service), ATM (Asynchronons Transfert Mode ou Mode de Transfert Asynchrone), le système de visio-conférence, les satellites …etc. Les services de télémédecine font appel aussi à un large éventail d’autre matériel, de logiciels. Par exemple la télémesure utilise des équipements de surveillance pour la pression artérielle, la température, l’oxymétrie de pouls, l’électrocardiogramme, un logiciel de télémesure et comme communication un réseau à satellite ou réseau terrestre à bande étroite.
Il existe de nombreuses applications de télémédecine. Certaines s’appuient sur des technologies très perfectionnées et très coûteuses qui sont du ressort des pays développés. Mis à part ces technologies coûteuses, la télémédecine peut aider les pays en développement à améliorer qualitativement et quantitativement les soins de santé de la population notamment dans les zones rurales oú l’on enregistre un manque de personnel sanitaire compétent.
Dans le cadre de sa politique sanitaire nationale, il est grand temps pour Haïti de chercher à établir un programme de télémédecine avec la participation des exploitants de télécommunication. Les dirigeants cependant doivent être mieux informées de cette réalité. Selon l’Union Internationale des Télécommunications, le financement de la télémédecine est aussi important que le financement d’ambulances, de médicaments ou de fournitures hospitalières. Dans la lutte pour la santé pour tous, la mis en place de télécentres, projets pilotes déjà lancés par le CONATEL dans certaines zones, pourrait contribuer au développement de la télémédecine dans les régions rurales isolées d’Haïti.
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